Porno et écolo

On mettra ce billet dans la catégorie « Affaires bizarres  » car on est loin de la politique et des nouveaux médias. Quoique sans les nouveaux médias, ce genre de contenu ne serait probablement jamais venu vous frapper la rétine.

IsabellaRossellini« Green Porno » est le titre de cette série créée par Isabella Rossellini, fille du réalisateur Roberto Rossellini et de l’immense actrice Ingrid Berman. Comme actrice elle a joué notamment dans les films « Blue Velvet » et « Sailor et Lula » de David Lynch.

La série, présentée au festival Sundance , explore les habitudes sexuelles des animaux à l’aide de marionnette et costumes. Le traitement visuel s’approche de la télé pour enfants des années 70, mais le contenu est livré sur un ton très suggestif.

Bref, on aimera où on trouvera ça dégueulasse, mais ça reste une originale curiosité!

 

 

 

 

 

La théorie du plaisir

escacalier pianoOui, vous avez bien lu et non, ce n’est pas une blague. On connait tous l’approche pédagogique « Apprendre en s’amusant ». Peut-on aussi changer ses habitudes en s’amusant? Peut-on améliorer les comportements d’une communauté en s’amusant? C’est le genre de questions que se pose un groupe mis en place par Volkswagen.

Leur première expérimentation visait à augmenter le nombre de personnes empruntant les escaliers ordinaires plutôt qu’électriques. Au lieu d’y aller avec une campagne classique jouant sur la morale du genre « c’est votre santé qui en dépend « , le groupe s’est demandé comment il pouvait rendre les escaliers ordinaires plus amusants. En transformant les escaliers en note de piano géante émettant un son au contact des pieds, le groupe a constaté une augmentation de la fréquentation des escaliers ordinaires par rapport aux escaliers électriques de 66 %.

Ils ont également fait une expérience visant à augmenter la quantité de déchets déposés dans les poubelles plutôt que par terre. La quantité de déchets déposés aurait doublé dans ces poubelles amusantes.

Une nouvelle philosophie

L’initiative ne se prend pas au sérieux et ne diffuse aucune donnée scientifique, mais elle fait réfléchir. D’ailleurs, le groupe lance un appel à tous sous forme de concours. Répondez de façon originale à l’une des questions posées « Le plaisir peut-il encourager les proprios de chiens à ramasser leur caca? » ou encore « Le plaisir peut-il encourager les gens à faire de l’exercice? ».

On peut aussi réfléchir sur l’utilisation du plaisir à d’autres sauces:

  • Peut-on améliorer la participation à une activité militante en la rendant amusante ?
  • Peut-on augmenter l’utilisation du compostage en le rendant amusant ?
  • Peut-on déranger la visite du Prince Charles de façon amusante ?
  • Peut-on diminuer les nids de poules de Montréal de façon amusante ? (Oui, bon. Ce n’est pas miraculeux non plus….)

Pour en savoir plus, visitez le site « The fun theory »

Merci à Marketing alternatif pour le tuyau.

Comme un prince dans un jeu de quilles

C’est officiel, nous aurons la visite d’un représentant de la monarchie britannique au Québec. C’est officiel, également, il y aura de l’opposition. Je ne tenterai pas d’être objectif sur ce sujet : les symboles de la monarchie britannique m’énervent au plus haut point. Les symboles vivant encore plus.

Prince CharlesJe ne sais par qui le prince peut bien être conseillé, mais visiter le Québec n’est pas vraiment une bonne idée. Déjà, plusieurs groupes semblent vouloir le lui rappeler. Certains pourront trouver anodin que le prince fasse une visite en sol canadien et il s’en trouvera aussi pour dire qu’il faut plutôt se concentrer sur les « vraies  » affaires, comme l’économie…

Rappelons-nous que les symboles font aussi partie des « vraies  » affaires. L’Histoire et la culture se nourrissent de symboles. Maurice Richard était bien plus qu’un joueur de hockey, il est devenu le symbole d’un peuple qui résistait. La flamme olympique est aussi un symbole, c’est pourquoi l’éteindre constitue un geste politique. La croix gammée est un symbole qui a marqué le 20e siècle; la porter est lourd de sens.  L’élection d’un président noir était également symbolique.

Les symboles sont une représentation de nos valeurs et lorsqu’un peuple ne peut pas choisir les symboles qui le représentent, c’est tout simplement qu’il n’a pas le contrôle sur ses valeurs. L’allégeance à la reine que doivent prêter les parlementaires fédéraux, le gouverneur du Canada, la face de la reine sur la monnaie, les noms de rue honorant la monarchie britannique, les reconstitutions de batailles remportées par l’Angleterre, les monuments érigés à des militaires britanniques sont tous des symboles. Ces symboles n’ont pas été choisis par les Québécois. Ils nous ont été imposés. Si les Québécois étaient vraiment libres, seraient-ils assez imbéciles pour ériger un monument à un homme qui a assiégé pendant des semaines leur capital national comme l’a fait Wolfe?

Si quelqu’un croit encore que les symboles ne sont pas si importants, qu’il tente de s’en prendre à ceux-ci et il verra que ceux qui détiennent le pouvoir ne sont pas prêts de les laisser aller.  Ce qu’ont vécu Patrick Bourgeois et Pierre Falardeau quand ils se sont battus contre la reconstitution des plaines en est un bel exemple. Alors, si les gens au pouvoir tiennent à ses symboles c’est parce qu’ils ne doivent pas être si anodins…

Mais revenons au prince. Qui est le Prince Charles? Ce n’est pas un chef d’État, ni un homme d’affaires, ni un grand scientifique, ni une vedette sportive ou quelqu’un qui vient d’accomplir quelque chose d’extraordinaire. Le prince est un symbole sur deux pattes et il représente la monarchie britannique. Cette monarchie, a-t-on besoin de le rappeler, est celle qui nous a vaincus militairement et a tenté par tous les moyens d’annihiler le fait français en Amérique. De la déportation des Acadiens au rapport de Lord Durham en passant par les crimes de guerre du général Wolfe, y a-t-il une seule bonne raison de se mettre sur le bord de la route pour acclamer ce prince. Je n’en vois pas.

Par contre, il y a plein de bonnes raisons de s’en prendre, non à sa personne, mais au symbole que le prince représente.  Quand un monarque fait le tour de ses colonies, il doit bien s’assurer qu’il ne rencontrera pas d’opposition. C’est exactement ce qui risque de lui arriver. Une tarte à la crème avec ça mon cher prince? Why not!

voir la liste des groupes mobilisés contre la visite du prince Charles

Que nous reste-t-il du temps des bouffons?

Il y a eu plusieurs hommages qui lui ont été rendus suite à son décès et aussi quelques affronts. Pierre Falardeau ne laissait personne indifférent.

Je laisse le soin aux journalistes et à ceux qui l’ont connu de dresser un portrait de l’homme. J’en serais incapable. Je n’en demeure pas moins attristé de voir ce grand patriote moderne nous quitter.

falardeauComme plusieurs, je l’ai découvert à travers Elvis Gratton quand j’étais encore prépubère. À l’époque, pour moi, Falardeau était un grand comique. C’était vulgaire. Ça détonnait dans le paysage cinématographique. C’était le film idéal pour un pré ado. Puis j’ai vieilli et j’ai commencé à regarder ce film différemment d’année en année. (Oui, moi aussi, je l’ai vu tellement que je pouvais le citer presque au complet). À 15 ans, j’ai commencé à reconnaitre certains de mes oncles dans Elvis. C’était le génie de ce film : même les gens de qui il riait riaient de bon cœur en le regardant. À 16 ans, j’ai découvert son ironie. Et à 17 ans, j’ai compris la dimension politique du film. Quand Elvis Gratton 2 est sorti et qu’il battait Star Wars au box-office, j’en étais très fier.

Mais le film de Falardeau qui me décrocha la mâchoire fut sans aucun doute « Le temps des bouffons ». Ce n’est pas le meilleur de ces films, mais c’est le plus grand coup de poing cinématographique que je n’ai jamais vu.

Jamais je n’ai ressenti un aussi grand malaise en regardant un film. Je ne sais plus combien de fois j’ai reculé la cassette en me disant: « Ça se peut-tu qu’il ait dit ça? » Tout est choquant dans ce film. Le comportement des Canadiens français « collabo » dans cette célébration du colonialisme britannique est honteux et les commentaires de Falardeau sont assassins. Je suis sorti de ce film en me disant « Y’a raison, mais là il va trop loin ». Puis, j’ai (encore) vieilli et mon regard sur ce film a changé.

Ce film, je le vois maintenant comme un appel au combat. Pas à la prise des armes, mais au genre de combats qui mènent à la liberté des peuples. Les peuples ne se libèrent pas par référendum. Les peuples se libèrent quand ils combattent et gagnent contre des élites politiques et économiques qui ne servent pas leurs intérêts. On a souvent critiqué Falardeau en le traitant de dépassé avec ses idéaux d’antan et sa démonisation d’une certaine classe politique. Je crois, au contraire, qu’il est tout à fait d’actualité.

La liberté du peuple québécois n’est toujours pas conquise. Certains bienpensants, que Falardeau détestait, nous diront que le Québec peut s’épanouir dans la confédération. Comment se fait-il alors que notre langue soit en déclin dangereux dans notre propre métropole? Pourquoi sommes-nous en train de financer des guerres que nous ne voulons pas? Pourquoi tapons-nous des mains quand le Canada nous offre un statut de nation vide de sens? Parce que nous ne sommes pas libres. Individuellement, nous le sommes, mais collectivement, non.

Falardeau, par son film, m’aura appris ça. C’est ce qui nous reste de ce film et de sa vie: le combat.

revoir « Le temps des bouffons« 

Plus populaire que la porno

pluspopulairequelapornoCe vidéo est apparu sur le web dans le milieu de l’été. Ce n’est donc pas un scoop mais c’est un excellent point de départ pour comprendre l’importance que les réseaux et les médias sociaux sont en train de prendre.

Quelques statistiques :

  • En 2010, la génération Y dépassera en nombre les babyboomeurs. 96% feront partie d’un réseau social
  • Google et Youtube combiné diffusent 10 milliards de vidéo par mois.
  • Le nombre d’usagers de Twitter a augmenté de 1,382% en un an et on estime qu’il atteindra 18 millions d’ici la fin de 2009. Ils n’étaient que 270 000 twits en juin 2007.
  • Près de 150 articles sont publiés à toutes les heures sur Wikipédia.

Et, finalement, le plus grand des trophées, les réseaux sociaux sont devenus plus populaires que la porno!

 

Urgent besoin d’un avocat

J’ai besoin d’un avocat. J’ai une question qui me brule depuis quelques jours et je ne trouve pas la réponse. Quand un politicien ou un fonctionnaire est trouvé coupable de recevoir des enveloppes brunes, on le met à la porte ou on lui fait payer le prix aux élections. Mais l’entreprise qui passe l’enveloppe brune, qui invite les employés de la fonction publique sur son bateau, qui distribue les bonbons pour acheter des contrats que nous payons, de quoi écope-t-elle?

Cherie Blair en avocateSi quelqu’un a la réponse à cette question avec des exemples de condamnations, je lui donnerai un gros bisou par courriel. Non, quand même je saurai me rendre plus généreux selon les cas!

La faute de l’entrepreneur n’est-elle pas aussi grande que celle du fonctionnaire? Quand un entrepreneur offre des « cadeaux » à nos employés de la fonction publique ou à nos élus, n’est-il pas en train de saper la démocratie? Ces gens que nous élisons sont là afin de travailler pour nous dans l’intérêt commun. Cette démocratie nous coute tous très cher alors quand un entrepreneur vient ruiner les efforts des citoyens à s’autogérer pour le bien de tous, il se trouve coupable à mon sens d’un crime punissable.

Pourrions-nous appeler ce crime : Entrave à l’intérêt public? Atteinte à la démocratie? Viol de contribuables?

Gratuité et information

Gratuité et Information
photo Barbara Nixon

On parle beaucoup de l’érosion des profits des médias traditionnels. Pour faire le point, je vous suggère l’émission « 24 heures en 60 minutes » d’Anne-Marie Dussault qui traite de la « Crise des médias ». Le titre est un peu gros. Ce n’est pas les médias qui sont en crise, mais plutôt ceux qui faisaient de l’argent avec ceux-ci. Bref, l’émission vaut le coup d’être écoutée pour se faire une idée de l’état actuel des choses.

Merci à Diane pour la référence.

Google envoie une bouée de sauvetage aux journaux

Je l’ai vu à la radio! (Première Chaîne de Radio-Canada) Google travaille sur un modèle de micro-paiement qui permettrait, entre autres, aux journaux de vendre leurs contenus plus facilement.

google journauxIl s’agirait d’un logiciel permettant d’utiliser un seul compte pour faire l’achat de différents contenus. Pensez iTunes pour les journaux.

La proposition est intéressante mais achèteriez-vous un journal en ligne?

Une nouvelle réchauffée avec ça?

« Selon la plus récente analyse d’Influence Communication, le contenu des grands quotidiens provenant de leurs propres journalistes est en chute libre depuis le début de l’année. » C’est ce qu’on apprend sur le site d’Influence Communication.

Nouvelle RechauffeeDepuis le début de l’année seulement, le recours aux articles d’agences de presse aurait augmenté de 43% à La Presse et de 32% au Journal de Montréal.

En plus de leur crédibilité et de leur indépendance qui est mise à rude épreuve, les grands journaux semblent de plus en plus contraints à devenir des relayeurs d’informations pondues par les agences de presse.

Dans une société où il est extrêmement facile d’obtenir des nouvelles de partout dans le monde, mais où l’on cherche un point de vue local, ces médias sont peut-être en train de se faire harakiri.

Qui fait confiance aux médias?

Les médias traditionnels sont en crise, on le sait. Il parait que c’est la faute à Internet… Mails il y a pire selon le Pew Research Center. Le public aurait perdu confiance! Leur étude révèle que 63% des États-Uniens croient que la couverture de l’actualité par les grands médias est souvent inexacte. Ils sont aussi 60% à ne plus croire à la neutralité des médias sur des sujets politiques. L’indépendance des médias  face aux lobbys est aussi rudement mise en cause. Seulement 20% des répondants y croiraient encore.

FaitesVousConfinceAuxMediasEn plus de montrer un niveau de scepticisme élevé du public à l’endroit de leurs médias, cette étude montre que c’est une tendance de fond présente depuis 20 ans. Il y a 20 ans, Youtube ne volait pas de public à la télé, les blogueurs ne donnaient pas leur contenu gratuitement, Twitter ne volait pas de scoops à CNN et les cellulaires n’étaient pas équipés de caméras vidéos. Toutes ces technologies et ces nouveaux acteurs tenus responsables de la chute des médias traditionnels n’existaient pas. Pourtant, l’actif le plus solide de ces médias, la crédibilité, commençait déjà à se dissoudre. Que s’est-il passé?

Dans les années 80, on entendait parler des dangers de la concentration des médias. C’était en train de produire et quelques-uns s’en inquiétaient. En 90, on a cessé ou presque d’en entendre parler. L’affaire était conclue. Il ne faut pas trop compter sur les grands médias américains pour remettre cette question à l’agenda. L’autocritique n’ira jamais jusque-là.

Quel est le lien entre la concentration des médias et leur perte de crédibilité? Tout dépend dans quelles mains sont concentrées les dits médias. Ces quelques mains dans lesquelles sont concentrés les grands médias sont de grands conglomérats industriels ou des entreprises de divertissements. Par exemple, quand on sait que NBC et Vivendi Universal appartiennent à General Electric et que General Electric est un grand fabricant d’armes, on se questionne naturellement sur la couverture qu’ils feront d’une guerre. Le même parallèle s’applique pour les médias que détient Walt Disney (ABC Television, ESPN). Qu’en est-il de leur neutralité dans leur couverture culturelle?

Plusieurs journalistes oeuvrant dans ces médias vont diront qu’ils ne subissent jamais de pression pour favoriser un produit ou une option politique de leur « maison mère « . C’est vrai la plupart du temps, mais la question n’est pas là. Peu importe le travail d’un journaliste qui couvre le domaine automobile, si je découvre que son média est la propriété de GM, il vient de perdre toute crédibilité. Le journaliste peut continuer de faire un boulot impartial, mais l’association de son média avec un constructeur automobile le rendrait suspect à mes yeux.

La crédibilité d’un média vient entre autres de son indépendance. Cette indépendance, dans le grand mouvement de convergence des médias, s’est perdue. Plus près de nous, lorsque Quebecor, alors propriétaire de TQS, publiait en première page du Journal de Montréal « TQS déménage! », on était en droit de se demander s’il ne se passait vraiment rien d’autre d’intéressant dans le monde cette journée-là ou si, au contraire, la rédaction du Journal de Montréal avait reçu un appel « d’en haut ».

Alors, bien que la crise des médias traditionnels soit précipitée par les changements de plateformes technologiques, la concentration des médias aura probablement nui encore plus à ces derniers en ce qui a trait à la crédibilité que leur accorde leur public.

Et vous, tout médias confondus, auquel faites-vous le plus confiance? Laissez-moi un commentaire.

 

Moulin à paroles : le vrai impact

On entend souvent dire qu’une importante partie des médias de masse est plutôt réfractaire au mouvement souverainiste. C’est vrai. Ce qui est aussi vrai c’est que le média de masse ou média traditionnel n’a plus le contrôle exclusif de la nouvelle. Il y a un glissement de cette dernière vers l’Internet.

De plus en plus, la nouvelle nait sur le web. Plusieurs articles à ce sujet démontrent bien comment le cycle de la nouvelle a été bousculé par les réseaux sociaux tels MySpace, Facebook ou Twitter.

Dans le monde pré-Internet, un groupe restreint de personnes dans les salles de rédaction décidaient de la nouvelle à publier ou pas. Aujourd’hui, un citoyen, une entreprise ou un groupe communautaire peut encore choisir d’attirer l’attention des médias traditionnels en faisant une bonne vieille conférence de presse, mais il a aussi à sa disposition toute une panoplie d’outils de diffusion pour aller à la rencontre de son public.

Ces nouveaux outils volent le scoop aux médias traditionnels quotidiennement. En plus, leur capacité à rejoindre de larges publics croit chaque jour.

Résultat : le cycle de la nouvelle a de moins en moins comme point de départ un journaliste d’un média traditionnel, mais plutôt un groupe de citoyens partageant une nouvelle à la vitesse de l’éclair sur des réseaux sociaux.

CycleMedia

Source : http://www.bmparisblog.com/dl/2009/06/aftertwitter.png

J’écrivais récemment dans Moulin à paroles et machine à pub qu’en date du 8 septembre on obtenait plus de 32 000 résultats dans Google avec les mots clés « Moulin à paroles » dans l’actualité des 7 derniers jours. Avec la même recherche, on obtenait 72 000 résultats à 10 heures le lendemain de l’évènement et, au moment d’écrire ces lignes, les résultats augmentent de 2 000 mentions à l’heure! Ça va vite aussi sur Twitter où on voit apparaitre plusieurs « tweets » d’heure en heure et la même chose se produit sur Facebook. Il y a aussi des dizaines de photos sur Flick et encore plus de vidéos sur Youtube.

Oubliez le nombre de participants à l’évènement, le vrai impact de cet évènement c’est qu’il a pris d’assaut l’attention des médias (traditionnels mais d’abord en ligne) de tout le Québec.

Y’a-t-il des leçons à tirer de tout ça? Au moins deux!

  1. Une nouvelle qui fait rage dans les réseaux sociaux sera reprise par les médias traditionnels qu’elle soit conforme ou pas avec leur ligne éditoriale. En effet, un média traditionnel ne peut se permettre d’être « scoopé » pendant trop longtemps.

  2. Les groupes de pression et les partis politiques savent depuis longtemps que leurs champs de bataille c’est l’information et l’éducation. Ils doivent maintenant composer avec un nouvel environnement médiatique. Leur mission n’est plus tant de convaincre un média traditionnel de parler d’eux, mais plutôt de convaincre des citoyens sur la toile et des leadeurs d’opinion (souvent des blogueurs) que ce qu’ils ont à dire vaut la peine d’être partagé avec leurs réseaux.

Sources :

L’hôpital Sacré-Coeur s’envoie en l’air!

Le personnel de Sacré-Coeur danse et chante sur une musique de Donald Lautrec dans une vidéo mise en ligne récemment. Non, ça n’a pas été fait à leur insu! C’est la nouvelle stratégie de l’hôpital pour recruter du personnel. Original n’est-ce pas?

SacreCoeurVideo

Sacré-Coeur comme vous ne l’avez jamais vu!


Le but de l’opération est d’aller recruter les jeunes professionnels.

« Tu es dynamique, tu n’as pas peur de relever mille défis à l’heure et tu sais t’amuser? Alors joins-toi à notre équipe en nous faisant parvenir ton curriculum vitæ dès maintenant. » C’est ce qu’on retrouve dans la description de la vidéo.

Est-ce que ça marche? Un peu trop tôt pour le dire car la vidéo est en ligne sur Youtube depuis seulement le 8 septembre mais, avec une moyenne de 600 visionnements par jour, ça a le potentiel de devenir viral.

Si vous étiez un jeune professionnel de la santé, accrocheriez-vous à cette vidéo?

sources : Blogue de Dominic Arpin et Rue Frontenac

Citoyen Facebook

On entend souvent parler de la perte de temps monumentale que représenterait Facebook. Bien que les avis divergent à ce sujet, certaines utilisations originales peuvent nous faire voir l’outil de façon différente. C’est notamment le cas du groupe formé pour mettre fin à la distribution des pages jaunes.


PagesJaunesPoubelle
Voilà où finisse trop de ces annuaires inutiles!

Quiconque a découvert qu’il pouvait faire une recherche sur le web et obtenir des numéros de téléphone bien plus vite qu’en consultant un annuaire papier se demande pourquoi on lui laisse cette brique jaune à sa porte à chaque année.

Marc-André Landreville, Steve Guénette, Christian Aubry, et Nicolas en ont eu assez et sont passés à l’action. Leur groupe Facebook compte plus de 1000 membres et leur action a été mentionnée dans certains médias de masse tel cyberpresse. Ils ont réussi à attirer l’attention du public et popularise maintenant l‘adresse de désinscription à cet abonnement auquel personne ne s’est abonné!

Je le mentionnais dans ma critique du livre « Yes We Did, How Social Media Built the Obama Brand« , les médias et les réseaux sociaux, lorsqu’ils sont utilisés intelligemment, peuvent propulser des causes à la Une des médias de masse et faire bouger les choses.

 

Je vous laisse avec l’excellente vidéo de Christian Aubry qui résume très bien pourquoi c’est totalement rétrograde de continuer de polluer nos balcons avec ce tas de pub jaune.

Moulin à paroles et machine à pub

Parlez-en en bien, parlez-en mal mais parlez-en! Ce n’est pas toujours souhaitable mais il faut admettre que le déchaînement de commentaires et réactions sur l’événement du Moulin à paroles donne présentement aux organisateurs une vitrine qu’ils n’auraient pu s’offrir sans cette controverse.

MoulinAParoles
Sébastien Picard et Biz photo:Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Faites le test vous-même : suivez ce lien pour obtenir toutes les références à cet événement dans les 7 derniers jours sur Google. On y dénombrait plus de 32 000 résultats pour les mots clés mis en guillemets « Moulin à paroles », le 8 septembre 2009 au matin. En comparaison, l’événement « Le Grand Baiser » qui inaugurait la première phase du Quartier des spectacles de Montréal, n’allait chercher que 348 mentions.

Le meilleur rang Google

Sur ces quelques 32 000 résultats générés par le « Moulin à parole » qui était en tête de liste? Les paris sont ouverts : Radio-Canada? Canoë? Vigile? Cyberpresse? Le Devoir? Si vous avez choisi l’un ces diffuseurs, vous n’êtes pas loin car ils se retrouvent tous dans la liste des 10 premiers sites affichés par Google.

Toutefois, la pôle position revient au blogue de Josée Legault pour son éditorial au journal le VOIR « L’inculture au pouvoir« .

Ce seul billet a généré plus de 80 commentaires. N’importe quel blogueur vous dira à quel point cela relève de l’exploit au Québec pour un billet touchant à la politique.

Donc, chapeau à Mme Legault et bien sûr à l’équipe du site de VOIR.

Pour les organisateurs du Moulin à paroles, il faudra voir si toute l’attention médiatique générée en ligne et dans les médias de masse se traduira en participants à l’événement ou si, au contraire, il le compromettra. Parlez-en en bien, parlez-en mal mais pas trop quand même!

Le NPD derrière le Parti Vert

Nous verrons beaucoup de sondages sur les intentions de vote au fédéral dans les prochains mois. À moins de grandes surprises, les libéraux et les conservateurs seront au coude à coude et c’est leur capacité à faire des gains au Québec qui fera la différence.

Je suis donc aller chercher des données statistiques sur les sites de 5 grands partis fédéraux… Lire la suite

Facebook et les fédéraux 2.0

C’est avec un long soupir que j’ai accueilli la nouvelle: « Michael Ignatieff ne supportera plus le gouvernement conservateur« . Ma déception ne vient pas du fait qu’il cesse de les supporter (ils sont plutôt insupportables!), mais de l’éventualité très rapprochée d’assister à une autre campagne électorale. C’est quoi donc le mot? ah, oui: sursaturé!

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Séduit par Adrienne

Y’a de ces rencontres qui marquent et la conférence de Adrienne Maree Brown en fut une. Adrienne est directrice de la « Ruckus Society » et elle prononça sa conférence dans le cadre du programme d’université d’été de l’Institut du Nouveau Monde.

Avant de parler de la conférence comme telle, il est important de décrire brièvement le singulier organisme pour lequel elle travaille.

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Une préférence pour la gauche…

Non ceci n’est pas un billet politique!

C’est plutôt la réponse que j’ai trouvé à une question hautement existentielle: Où placer les différents éléments de contenu sur ma page d’accueil?

Le plus important était de savoir comment les internautes regardent ou plutôt scannent une page web. Nous le faisons très vite en passant. En moins de 2 secondes, nous faisons le tour d’une page web. Nos yeux s’attardent d’abord sur la gauche comme le montre ce graphique. Les zones rouges sont celles vers lesquelles notre oeil est attiré en premier.

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Réseaux sociaux: générateurs de trafic

Je viens de participer au Rendez-vous des médias citoyens. J’ai assisté à plusieurs présentations intéressantes dont celle de Véronique Marino de l’INIS.

Parmi les propos qui m’ont frappé, il y a ce changement important dans les habitudes des internautes qui optent pour les réseaux sociaux plutôt que des engins de recherches comme Google pour s’informer. Voici le graphique qui l’illustre.

Parmi les propos qui m’ont frappé, il y a ce changement important dans les habitudes des internautes qui optent de plus en plus pour les réseaux sociaux plutôt que des engins de recherches comme Google pour s’informer. Pour certains sites, le trafic  en provenance des réseaux sociaux peut parfois dépasser celui provenant des engins de recherche. C’est entre autre la réalité du site magazine en ligne Beakdal, qui a partagé ses statistiques dans un article.

socialgoogle1

Source: http://www.baekdal.com/media/content/2009/socialgoogle1.jpg

Une petite recherche m’a permis de trouver une analyse plus détaillée de ce phénomène sur le blogue de Michelle Blanc.

La marque Obama : un coup d’oeil sous le capot

Eh oui, beaucoup a déjà été écrit sur la « e-campagne » des démocrates, mais combien de livres ont été écrits par des gens l’ayant vécue de l’intérieur?

YesWeDidRahaf Harfoush a eu l’occasion d’être témoin des innovations de cette campagne pendant les trois mois qu’elle a été à Chicago au quartier général de l’équipe des nouveaux médias de Obama. Ce livre jette un regard complet sur l’utilisation des nouvelles technologies de la campagne pour l’investiture à la victoire contre les républicains.

Le livre comprend des entrevues, des photos et des anecdotes des membres importants de l’équipe dont elle faisait partie : un étage complet d’un gratte-ciel de Chicago!. Elle nous apprend comment la combinaison d’une vision stratégique et des technologies de réseautage social comprenant des blogues, Facebook, Twitter et les SMS, a permis à une communauté en ligne d’ élire le premier président « numérique ».

Un livre à lire pour s’initier aux réseaux sociaux, au marketing et bien sûr à la politique 2.0.

Ah oui! Le titre: « Yes We Did: An Inside Look At How Social Media Built the Obama Brand« 

Prix et mentions

Finaliste aux prix Bravo
Remis aux employés de la Commission scolaire de Montréal s’étant particulièrement illustrés
Bourse-Jeunesse Raymond Blais
Allouée par la Fondation Desjardins à Raid Multimédia pour l’excellence de sa gestion
Prix Boomerang
Prix spécial du jury remis par Infopresse pour une initiative originale sur Internet
Yahoo Pick of the Week
À l’équipe du raid Sympatico VIA Rail pour la richesse du contenu de son site

EMIMNM

mandat : Architecture d’infrastructures informatiques et audiovisuelles

Architecture des infrastructures informatiques et audiovisuelles de l’École des métiers de l’image et des médias numériques (EMIMNM) de la Commission scolaire de Montréal comprenant :

 

Rôle dans le projet : chef de projet

eminm - CSDM


CSDM

mandat : implantation d’un portail éducatif

Gestion d’un projet de portail collaboratif à la Commission scolaire de Montréal offrant des services de courriel en ligne, forums, chat, dépôt de fichiers et visioconférence à plus de 100 000 usagers.

 

Rôles dans le projet : chef de projet


portail CSDM


Via Rail Canada

mandat: planification de cyber-reportages

Cyber-reportages réalisés pour le comptes de VIA Rail en collaboration avec VOIR et PRR Multimédia.

 

Rôles dans le projet : négociation de contrat, gestion de projet et compression vidéo numérique


Via Aventures


Cirque du Soleil

mandat : développement d’une solution de diffusion vidéo en intranet

Mise sur pied d’une solution de production et de diffusion vidéo en Intranet et en Extranet pour le département de casting du Cirque du Soleil, incluant la formation au tournage, au montage et à la compression vidéo numérique.

 

Rôles dans le projet : chef de projet


Cirque Du Soleil