Archives pour la catégorie Politique

Présence des chefs dans les médias: avantage Charest

La campagne électorale provinciale a été lancé hier, 1 août 2012, et les médias ont évidemment été nombreux à couvrir ce premier jour de campagne. 17% des 1459 contenus médiatiques que nous avons analyser portaient sur les élections québécoises. Le chef de parti le plus souvent mentionné était le premier ministre sortant Jean Charest que l’on mentionnait dans 30,5% des contenus, suivait la chef du PQ, Pauline Marois avec 25,5%, le chef de la CAQ François Legault avec 18,8%, François David avec 9,5%, et Amir Kadhir et Jean-Martin Aussant à égalité avec 7,8%. Il sera intéressant de voir si la tendance se maintient…

mentionsdeschefs1aout

 

 

Sondage : les Québécois et les Canadiens ne voient pas l’avenir avec les mêmes lunettes

Monstre du Lac MeechUn sondage, paru ce matin dans le Devoir, nous révèle que, 20 ans après l’échec de Meech, le Québec et le ROC forment 2 grandes solitudes. Mais encore me direz-vous? Est-ce vraiment une nouvelle?

Il reste quand même que les élites fédéralistes, M. Charest en tête, tentent de minimiser cette « distance » qui sépare ces 2 peuples qui n’ont jamais choisi de vivre ensemble. Le splendide effort de propagande canadienne déployé durant les fêtes du 400ème de Québec en était un bon exemple. Nos médias fédéralistes, eux, préfèrent rappeler à quel point la souveraineté n’a plus la côte.

On nous rappelle rarement à quel point le Canada est un cul de sac pour le Québec. Dans ce sens, ce sondage a la très grande utilité de rappeler tout le monde à l’ordre en leur disant que, « by the way », rien n’est réglé en ce qui a trait à la place du Québec dans le Canada.

Pour preuve :

83% des Canadiens sont contre la reconnaissance du Québec comme nation dans la constitution. On savait que venant de Harper c’était de la frime, mais de se le faire dire par 83% des Canadiens… ça le mérite d’être clair.

69% sont contre l’octroi de pouvoir supplémentaires au Québec afin qu’il protège sa langue et sa culture. Une chance qu’on ne leur a pas demandé « pour ou contre la loi 101 ».

84% des Canadiens sont contre l’idée de donner plus de pouvoir au Québec sur son territoire. Comme position de négociations, ça donne autant de marge de manœuvre qu’un compte complet en neuvième manche.

70% croit que le Québec n’a pas le droit de se séparer, 38% des Québécois le croit aussi! Sans vouloir être pédant, là franchement, un petit cours de politique 101 s’impose.

89% des Canadiens croient qu’il revient à Ottawa de fixer la majorité requise lors d’un référendum. C’est Stéphane Dion qui doit être vraiment content.

87% sont d’avis que c’est Ottawa qui devrait avoir le droit de formuler la question. J’imagine le genre de question : Désirez-vous quittez le plus beau pays du monde, afin de vous endetter davantage et de ne plus avoir le droit d’appeler votre équipe de hockey « les Canadiens »?

Mais la statistique la plus alarmante selon moi est celle-ci

78% des Québécois croient que le fédéralisme est réformable. Increvables ces Gaulois…

 

Les dangers du « buzz » en politique 2.0

Plusieurs blogueurs ont relevé le manque d’intérêt (ou de compétences) chez les partis politiques quand vient le temps d’utiliser les nouvelles technologies de l’information.

Les joyeux lurons de l’Action discrète ont imaginé la journée d’un ministre qui n’écouterait que ses stratèges 2.0 à la recherche du « buzz  » continuel. C’est drôle, mais ça donne à réfléchir…

 

 

Une coalition pour l’histoire

J’ai longtemps pesté contre l’enseignement de l’histoire que j’ai reçu au secondaire. Il m’a fallu complété avec des cours optionnels au Cégep et à l’université pour avoir un semblant de connaissance historique. Alors, quand je vois une nouvelle concernant une coalition demandant qu’on révise l’enseignement de l’histoire, je ne peux que vous inviter à les supporter et à signer leur pétition.

Voici leur communiqué:

La coalition demande une révision en profondeur des contenus de programme en histoire

Coalition HistoireLa Coalition a procédé au lancement de sa pétition et au dévoilement de son site Internet au siège social de la SSJB de la Mauricie le 2 décembre 2009 à Trois-Rivières. À cette occasion, Yves St-Pierre, président de la Société-Saint-Jean-Baptiste de la Mauricie, a demandé à la ministre de l’Éducation « une révision en profondeur du contenu des programmes d’histoire ». Selon lui, « le contenu actuel vise à faire la promotion du multiculturalisme au détriment de l’histoire du Québec. Il faut savoir d’où l’on vient pour comprendre où l’on va ! »

Laurent Lamontagne, président de la Société des professeurs d’histoire du Québec a expliqué « qu’un redressement est urgent et propose des améliorations pour tous les niveaux d’enseignement, notamment que les élèves de la 3e année à la 5e année du primaire reçoivent 100 heures prescrites d’enseignement de l’histoire et que tous les finissants du niveau collégial soient en mesure de reconnaître les fondements historiques du Québec contemporain. »

Robert Comeau, directeur du Bulletin d’histoire politique, Josianne Lavallée, de la Société historique de Montréal et Mario Beaulieu, de la SSJB de Montréal ont plaidé pour que soit créée une 5ième section à l’Institut national de recherche scientifique (INRS) consacrée à l’histoire politique, et que la politique d’évaluation du Ministère soit révisée afin que les enseignants du primaire et du secondaire puissent évaluer les connaissances acquises de leurs élèves de façon spécifique, au même titre que les compétences.

de Sarko à Pinochio

Mentir ce n’est pas bien beau. Le faire devant des dizaines de milliers de personnes et à la télévision, c’est pas bien intelligent!

Pris en flagrant délit d’invention de faits historiques sur Internet, Nicolas Sarkozy goute à la médecine de l’intelligence collective ainsi qu’à son humour…

Les titres sont évocateurs:

Sarkoz-Yalta

Comme un prince dans un jeu de quilles

C’est officiel, nous aurons la visite d’un représentant de la monarchie britannique au Québec. C’est officiel, également, il y aura de l’opposition. Je ne tenterai pas d’être objectif sur ce sujet : les symboles de la monarchie britannique m’énervent au plus haut point. Les symboles vivant encore plus.

Prince CharlesJe ne sais par qui le prince peut bien être conseillé, mais visiter le Québec n’est pas vraiment une bonne idée. Déjà, plusieurs groupes semblent vouloir le lui rappeler. Certains pourront trouver anodin que le prince fasse une visite en sol canadien et il s’en trouvera aussi pour dire qu’il faut plutôt se concentrer sur les « vraies  » affaires, comme l’économie…

Rappelons-nous que les symboles font aussi partie des « vraies  » affaires. L’Histoire et la culture se nourrissent de symboles. Maurice Richard était bien plus qu’un joueur de hockey, il est devenu le symbole d’un peuple qui résistait. La flamme olympique est aussi un symbole, c’est pourquoi l’éteindre constitue un geste politique. La croix gammée est un symbole qui a marqué le 20e siècle; la porter est lourd de sens.  L’élection d’un président noir était également symbolique.

Les symboles sont une représentation de nos valeurs et lorsqu’un peuple ne peut pas choisir les symboles qui le représentent, c’est tout simplement qu’il n’a pas le contrôle sur ses valeurs. L’allégeance à la reine que doivent prêter les parlementaires fédéraux, le gouverneur du Canada, la face de la reine sur la monnaie, les noms de rue honorant la monarchie britannique, les reconstitutions de batailles remportées par l’Angleterre, les monuments érigés à des militaires britanniques sont tous des symboles. Ces symboles n’ont pas été choisis par les Québécois. Ils nous ont été imposés. Si les Québécois étaient vraiment libres, seraient-ils assez imbéciles pour ériger un monument à un homme qui a assiégé pendant des semaines leur capital national comme l’a fait Wolfe?

Si quelqu’un croit encore que les symboles ne sont pas si importants, qu’il tente de s’en prendre à ceux-ci et il verra que ceux qui détiennent le pouvoir ne sont pas prêts de les laisser aller.  Ce qu’ont vécu Patrick Bourgeois et Pierre Falardeau quand ils se sont battus contre la reconstitution des plaines en est un bel exemple. Alors, si les gens au pouvoir tiennent à ses symboles c’est parce qu’ils ne doivent pas être si anodins…

Mais revenons au prince. Qui est le Prince Charles? Ce n’est pas un chef d’État, ni un homme d’affaires, ni un grand scientifique, ni une vedette sportive ou quelqu’un qui vient d’accomplir quelque chose d’extraordinaire. Le prince est un symbole sur deux pattes et il représente la monarchie britannique. Cette monarchie, a-t-on besoin de le rappeler, est celle qui nous a vaincus militairement et a tenté par tous les moyens d’annihiler le fait français en Amérique. De la déportation des Acadiens au rapport de Lord Durham en passant par les crimes de guerre du général Wolfe, y a-t-il une seule bonne raison de se mettre sur le bord de la route pour acclamer ce prince. Je n’en vois pas.

Par contre, il y a plein de bonnes raisons de s’en prendre, non à sa personne, mais au symbole que le prince représente.  Quand un monarque fait le tour de ses colonies, il doit bien s’assurer qu’il ne rencontrera pas d’opposition. C’est exactement ce qui risque de lui arriver. Une tarte à la crème avec ça mon cher prince? Why not!

voir la liste des groupes mobilisés contre la visite du prince Charles

Que nous reste-t-il du temps des bouffons?

Il y a eu plusieurs hommages qui lui ont été rendus suite à son décès et aussi quelques affronts. Pierre Falardeau ne laissait personne indifférent.

Je laisse le soin aux journalistes et à ceux qui l’ont connu de dresser un portrait de l’homme. J’en serais incapable. Je n’en demeure pas moins attristé de voir ce grand patriote moderne nous quitter.

falardeauComme plusieurs, je l’ai découvert à travers Elvis Gratton quand j’étais encore prépubère. À l’époque, pour moi, Falardeau était un grand comique. C’était vulgaire. Ça détonnait dans le paysage cinématographique. C’était le film idéal pour un pré ado. Puis j’ai vieilli et j’ai commencé à regarder ce film différemment d’année en année. (Oui, moi aussi, je l’ai vu tellement que je pouvais le citer presque au complet). À 15 ans, j’ai commencé à reconnaitre certains de mes oncles dans Elvis. C’était le génie de ce film : même les gens de qui il riait riaient de bon cœur en le regardant. À 16 ans, j’ai découvert son ironie. Et à 17 ans, j’ai compris la dimension politique du film. Quand Elvis Gratton 2 est sorti et qu’il battait Star Wars au box-office, j’en étais très fier.

Mais le film de Falardeau qui me décrocha la mâchoire fut sans aucun doute « Le temps des bouffons ». Ce n’est pas le meilleur de ces films, mais c’est le plus grand coup de poing cinématographique que je n’ai jamais vu.

Jamais je n’ai ressenti un aussi grand malaise en regardant un film. Je ne sais plus combien de fois j’ai reculé la cassette en me disant: « Ça se peut-tu qu’il ait dit ça? » Tout est choquant dans ce film. Le comportement des Canadiens français « collabo » dans cette célébration du colonialisme britannique est honteux et les commentaires de Falardeau sont assassins. Je suis sorti de ce film en me disant « Y’a raison, mais là il va trop loin ». Puis, j’ai (encore) vieilli et mon regard sur ce film a changé.

Ce film, je le vois maintenant comme un appel au combat. Pas à la prise des armes, mais au genre de combats qui mènent à la liberté des peuples. Les peuples ne se libèrent pas par référendum. Les peuples se libèrent quand ils combattent et gagnent contre des élites politiques et économiques qui ne servent pas leurs intérêts. On a souvent critiqué Falardeau en le traitant de dépassé avec ses idéaux d’antan et sa démonisation d’une certaine classe politique. Je crois, au contraire, qu’il est tout à fait d’actualité.

La liberté du peuple québécois n’est toujours pas conquise. Certains bienpensants, que Falardeau détestait, nous diront que le Québec peut s’épanouir dans la confédération. Comment se fait-il alors que notre langue soit en déclin dangereux dans notre propre métropole? Pourquoi sommes-nous en train de financer des guerres que nous ne voulons pas? Pourquoi tapons-nous des mains quand le Canada nous offre un statut de nation vide de sens? Parce que nous ne sommes pas libres. Individuellement, nous le sommes, mais collectivement, non.

Falardeau, par son film, m’aura appris ça. C’est ce qui nous reste de ce film et de sa vie: le combat.

revoir « Le temps des bouffons« 

Urgent besoin d’un avocat

J’ai besoin d’un avocat. J’ai une question qui me brule depuis quelques jours et je ne trouve pas la réponse. Quand un politicien ou un fonctionnaire est trouvé coupable de recevoir des enveloppes brunes, on le met à la porte ou on lui fait payer le prix aux élections. Mais l’entreprise qui passe l’enveloppe brune, qui invite les employés de la fonction publique sur son bateau, qui distribue les bonbons pour acheter des contrats que nous payons, de quoi écope-t-elle?

Cherie Blair en avocateSi quelqu’un a la réponse à cette question avec des exemples de condamnations, je lui donnerai un gros bisou par courriel. Non, quand même je saurai me rendre plus généreux selon les cas!

La faute de l’entrepreneur n’est-elle pas aussi grande que celle du fonctionnaire? Quand un entrepreneur offre des « cadeaux » à nos employés de la fonction publique ou à nos élus, n’est-il pas en train de saper la démocratie? Ces gens que nous élisons sont là afin de travailler pour nous dans l’intérêt commun. Cette démocratie nous coute tous très cher alors quand un entrepreneur vient ruiner les efforts des citoyens à s’autogérer pour le bien de tous, il se trouve coupable à mon sens d’un crime punissable.

Pourrions-nous appeler ce crime : Entrave à l’intérêt public? Atteinte à la démocratie? Viol de contribuables?

Google envoie une bouée de sauvetage aux journaux

Je l’ai vu à la radio! (Première Chaîne de Radio-Canada) Google travaille sur un modèle de micro-paiement qui permettrait, entre autres, aux journaux de vendre leurs contenus plus facilement.

google journauxIl s’agirait d’un logiciel permettant d’utiliser un seul compte pour faire l’achat de différents contenus. Pensez iTunes pour les journaux.

La proposition est intéressante mais achèteriez-vous un journal en ligne?

Une nouvelle réchauffée avec ça?

« Selon la plus récente analyse d’Influence Communication, le contenu des grands quotidiens provenant de leurs propres journalistes est en chute libre depuis le début de l’année. » C’est ce qu’on apprend sur le site d’Influence Communication.

Nouvelle RechauffeeDepuis le début de l’année seulement, le recours aux articles d’agences de presse aurait augmenté de 43% à La Presse et de 32% au Journal de Montréal.

En plus de leur crédibilité et de leur indépendance qui est mise à rude épreuve, les grands journaux semblent de plus en plus contraints à devenir des relayeurs d’informations pondues par les agences de presse.

Dans une société où il est extrêmement facile d’obtenir des nouvelles de partout dans le monde, mais où l’on cherche un point de vue local, ces médias sont peut-être en train de se faire harakiri.

Qui fait confiance aux médias?

Les médias traditionnels sont en crise, on le sait. Il parait que c’est la faute à Internet… Mails il y a pire selon le Pew Research Center. Le public aurait perdu confiance! Leur étude révèle que 63% des États-Uniens croient que la couverture de l’actualité par les grands médias est souvent inexacte. Ils sont aussi 60% à ne plus croire à la neutralité des médias sur des sujets politiques. L’indépendance des médias  face aux lobbys est aussi rudement mise en cause. Seulement 20% des répondants y croiraient encore.

FaitesVousConfinceAuxMediasEn plus de montrer un niveau de scepticisme élevé du public à l’endroit de leurs médias, cette étude montre que c’est une tendance de fond présente depuis 20 ans. Il y a 20 ans, Youtube ne volait pas de public à la télé, les blogueurs ne donnaient pas leur contenu gratuitement, Twitter ne volait pas de scoops à CNN et les cellulaires n’étaient pas équipés de caméras vidéos. Toutes ces technologies et ces nouveaux acteurs tenus responsables de la chute des médias traditionnels n’existaient pas. Pourtant, l’actif le plus solide de ces médias, la crédibilité, commençait déjà à se dissoudre. Que s’est-il passé?

Dans les années 80, on entendait parler des dangers de la concentration des médias. C’était en train de produire et quelques-uns s’en inquiétaient. En 90, on a cessé ou presque d’en entendre parler. L’affaire était conclue. Il ne faut pas trop compter sur les grands médias américains pour remettre cette question à l’agenda. L’autocritique n’ira jamais jusque-là.

Quel est le lien entre la concentration des médias et leur perte de crédibilité? Tout dépend dans quelles mains sont concentrées les dits médias. Ces quelques mains dans lesquelles sont concentrés les grands médias sont de grands conglomérats industriels ou des entreprises de divertissements. Par exemple, quand on sait que NBC et Vivendi Universal appartiennent à General Electric et que General Electric est un grand fabricant d’armes, on se questionne naturellement sur la couverture qu’ils feront d’une guerre. Le même parallèle s’applique pour les médias que détient Walt Disney (ABC Television, ESPN). Qu’en est-il de leur neutralité dans leur couverture culturelle?

Plusieurs journalistes oeuvrant dans ces médias vont diront qu’ils ne subissent jamais de pression pour favoriser un produit ou une option politique de leur « maison mère « . C’est vrai la plupart du temps, mais la question n’est pas là. Peu importe le travail d’un journaliste qui couvre le domaine automobile, si je découvre que son média est la propriété de GM, il vient de perdre toute crédibilité. Le journaliste peut continuer de faire un boulot impartial, mais l’association de son média avec un constructeur automobile le rendrait suspect à mes yeux.

La crédibilité d’un média vient entre autres de son indépendance. Cette indépendance, dans le grand mouvement de convergence des médias, s’est perdue. Plus près de nous, lorsque Quebecor, alors propriétaire de TQS, publiait en première page du Journal de Montréal « TQS déménage! », on était en droit de se demander s’il ne se passait vraiment rien d’autre d’intéressant dans le monde cette journée-là ou si, au contraire, la rédaction du Journal de Montréal avait reçu un appel « d’en haut ».

Alors, bien que la crise des médias traditionnels soit précipitée par les changements de plateformes technologiques, la concentration des médias aura probablement nui encore plus à ces derniers en ce qui a trait à la crédibilité que leur accorde leur public.

Et vous, tout médias confondus, auquel faites-vous le plus confiance? Laissez-moi un commentaire.

 

Citoyen Facebook

On entend souvent parler de la perte de temps monumentale que représenterait Facebook. Bien que les avis divergent à ce sujet, certaines utilisations originales peuvent nous faire voir l’outil de façon différente. C’est notamment le cas du groupe formé pour mettre fin à la distribution des pages jaunes.


PagesJaunesPoubelle
Voilà où finisse trop de ces annuaires inutiles!

Quiconque a découvert qu’il pouvait faire une recherche sur le web et obtenir des numéros de téléphone bien plus vite qu’en consultant un annuaire papier se demande pourquoi on lui laisse cette brique jaune à sa porte à chaque année.

Marc-André Landreville, Steve Guénette, Christian Aubry, et Nicolas en ont eu assez et sont passés à l’action. Leur groupe Facebook compte plus de 1000 membres et leur action a été mentionnée dans certains médias de masse tel cyberpresse. Ils ont réussi à attirer l’attention du public et popularise maintenant l‘adresse de désinscription à cet abonnement auquel personne ne s’est abonné!

Je le mentionnais dans ma critique du livre « Yes We Did, How Social Media Built the Obama Brand« , les médias et les réseaux sociaux, lorsqu’ils sont utilisés intelligemment, peuvent propulser des causes à la Une des médias de masse et faire bouger les choses.

 

Je vous laisse avec l’excellente vidéo de Christian Aubry qui résume très bien pourquoi c’est totalement rétrograde de continuer de polluer nos balcons avec ce tas de pub jaune.

Moulin à paroles et machine à pub

Parlez-en en bien, parlez-en mal mais parlez-en! Ce n’est pas toujours souhaitable mais il faut admettre que le déchaînement de commentaires et réactions sur l’événement du Moulin à paroles donne présentement aux organisateurs une vitrine qu’ils n’auraient pu s’offrir sans cette controverse.

MoulinAParoles
Sébastien Picard et Biz photo:Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Faites le test vous-même : suivez ce lien pour obtenir toutes les références à cet événement dans les 7 derniers jours sur Google. On y dénombrait plus de 32 000 résultats pour les mots clés mis en guillemets « Moulin à paroles », le 8 septembre 2009 au matin. En comparaison, l’événement « Le Grand Baiser » qui inaugurait la première phase du Quartier des spectacles de Montréal, n’allait chercher que 348 mentions.

Le meilleur rang Google

Sur ces quelques 32 000 résultats générés par le « Moulin à parole » qui était en tête de liste? Les paris sont ouverts : Radio-Canada? Canoë? Vigile? Cyberpresse? Le Devoir? Si vous avez choisi l’un ces diffuseurs, vous n’êtes pas loin car ils se retrouvent tous dans la liste des 10 premiers sites affichés par Google.

Toutefois, la pôle position revient au blogue de Josée Legault pour son éditorial au journal le VOIR « L’inculture au pouvoir« .

Ce seul billet a généré plus de 80 commentaires. N’importe quel blogueur vous dira à quel point cela relève de l’exploit au Québec pour un billet touchant à la politique.

Donc, chapeau à Mme Legault et bien sûr à l’équipe du site de VOIR.

Pour les organisateurs du Moulin à paroles, il faudra voir si toute l’attention médiatique générée en ligne et dans les médias de masse se traduira en participants à l’événement ou si, au contraire, il le compromettra. Parlez-en en bien, parlez-en mal mais pas trop quand même!

Le NPD derrière le Parti Vert

Nous verrons beaucoup de sondages sur les intentions de vote au fédéral dans les prochains mois. À moins de grandes surprises, les libéraux et les conservateurs seront au coude à coude et c’est leur capacité à faire des gains au Québec qui fera la différence.

Je suis donc aller chercher des données statistiques sur les sites de 5 grands partis fédéraux… Lire la suite

Facebook et les fédéraux 2.0

C’est avec un long soupir que j’ai accueilli la nouvelle: « Michael Ignatieff ne supportera plus le gouvernement conservateur« . Ma déception ne vient pas du fait qu’il cesse de les supporter (ils sont plutôt insupportables!), mais de l’éventualité très rapprochée d’assister à une autre campagne électorale. C’est quoi donc le mot? ah, oui: sursaturé!

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